Le cadre européen de vérification de l’âge a désormais une forme et un calendrier. À la suite de la recommandation de la Commission d’avril, cinq États membres, le Danemark, la France, la Grèce, l’Italie et l’Espagne, testent la solution de vérification de l’âge en marque blanche. Chaque État membre est invité à déposer son plan de mise en œuvre d’ici le 30 juin. D’ici fin 2026, au moins une solution conforme aux règles de l’UE devrait être disponible dans chaque pays, l’interopérabilité complète avec le portefeuille EUDI devant suivre.
Les principes de conception sont le message
Plus importantes que les dates sont les propriétés choisies par Bruxelles : prouver l’attribut d’âge et rien d’autre, aucun registre central indiquant où un citoyen l’a prouvé, des standards ouverts, la compatibilité avec le portefeuille. L’UE fait ainsi de la version respectueuse de la vie privée du contrôle de l’âge la norme, en opposition délibérée aux barrières d’âge qui révèlent l’identité.
Plateformes : converger une seule fois
Pour les plateformes actives au Royaume-Uni et dans l’UE, les stratégies convergent désormais clairement : déployer un contrôle de l’âge à la fois très efficace (l’exigence d’Ofcom) et sobre en données (l’exigence de Bruxelles). La vérification de l’âge en deux modes de WeVerify, une estimation biométrique en cinq secondes sans aucune conservation, et l’âge lu sur la puce NFC quand la certitude est requise, a été conçue précisément sur ces deux axes. Elle s’intègre aussi bien aux obligations du DSA qu’à celles de l’OSA. Une seule intégration, les deux régimes, prête avant même le dépôt des plans.
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